"Le pouvoir est maudit, c'est pourquoi je suis anarchiste."
(Louise Michel)

Il n’y a pas de problème d’immigration, il n’y a qu’un problème de racisme.

Posted: mai 21st, 2017 | Author: | Filed under: General | No Comments »

La France peine a accueillir les 24 000 migrant.es annoncées (même pas un
par commune). Pour le moment seul.es 1812 d’entre elleux ont été placés
dans les Centres d’Accueil et d’Orientation.
En comparaison 160 000 réfugié.es sont parqué.es en Grèce et en Italie. Le
Liban accueille 1,5 millions de Syrien.nes qui représentent désormais un
tiers de sa population.
Tou.tes ne parviennent pas en Europe. 3 600 sont mort.es en méditerranée
cette année, 10 000 depuis 2014.

Qu’elles soient originaires du Soudan, de la Syrie ou de tout autre pays,
toutes ces personnes ont leurs raisons de fuir les guerres, les
persécutions et la misère. La France, à l’instar de nombreux pays riches,
est responsable de multiples conflits à travers le monde pour le contrôle
des richesses. On peut évoquer par exemple la dévastation des terres et le
pillage des ressources réalisés en bonne et due forme par les
multinationales françaises de l’énergie, comme Areva, Total, GDF SUEZ,
etc. Les grandes puissances, vendeuses d’armes, alimentent ces conflits et
s’y enrichissent. Elles participent à la déstabilisation des pays de
départ des migrant.es par leurs interventions militaires.

Luttons contre les responsables de la misère et des guerres que sont les
États et le capitalisme !

En démantelant Calais, l’État cherche à briser les solidarités qui s’y
sont nouées, hors de toute gestion des multinationales de l’humanitaire et
autres organismes caritatifs. C’est une nouvelle démonstration de force
contre les pauvres dépourvus de papiers qu’il s’agit de rendre encore plus
vulnérables face aux gestionnaires de la machine à expulser et face à la
politique raciste du droit d’asile européen et national (qui consiste en
partie à diviser et à trier les migrant.es en leur distribuant les bons
points selon leurs pays d’origine et leur utilité économique).

Refuser sa solidarité aux migrant.es c’est se tirer une balle dans le pied.
En  maintenant des personnes en dehors de tous droits sociaux nous créons
un sous prolétariat exploitable à merci, que les patrons pourront utiliser
pour faire pression sur les salaires et les conditions de travail.
Le discours de refus des migrant.es contribue à renforcer la xénophobie et
l’islamophobie, à légitimer les agressions dont il.les sont victimes et
augmente le poids de l’extrême droite et de ses idées dans la société.
La chasse aux migrant.es induit une présence policière et militaire
toujours plus forte. Dans un contexte d’état d’urgence, la criminalisation
des sans-papier.es participe au durcissement du contrôle social et à la
restriction des libertés de tous et toutes.

Aujourd’hui, faire acte de solidarité avec les migrant.es, les sans
papier.es, les réfugié.es, c’est défendre l’égalité, nos droits sociaux et
nos libertés.

Parce que les frontières n’existent que pour les pauvres, rasons-les !
Refusons ce monde de barrières et de prisons ! Fermons les centres de
rétention !
Liberté de circulation et d’installation pour tou.tes !

Groupe Anarchiste Bordelais
gabbx@no-log.org



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