"Le pouvoir est maudit, c'est pourquoi je suis anarchiste."
(Louise Michel)

Accusé.es d’avoir agressé des carabiniers : 6 incarcérations et 1 personne recherchée

Posted: mai 21st, 2017 | Author: | Filed under: General, Textes qu'on aime bien | No Comments »

Tract diffusé dans le quartier autour du squat l’Asilo Occupato. Le 3 Mai flics et carabiniers défonçaient la porte, perquisitionnaient, coupaient le gaz et incarcéraient 6 compagnon-nes. Les accusations sont dégradations, résistance à personne dépositaire de l’autorité publique et séquestre de personne. Illes sont accusé-es d’avoir attaqué deux patrouilles de carabiniers suite à un contrôle d’identité. Les 6 sont tou-tes détenu-es dans la prison de Turin.

Turin – Un quartier en transformation…

Mercredi 3 Mai à 6h30 du matin la police et les carabiniers ont fait irruption à l’Asilo Occupato et dans les occupations de Corso Giulio Cesare 45 et Borgo Dora 39 pour effectuer 6 incarcérations. Nous sommes au courant d’une septième personne recherchée mais qui n’a pas été trouvée… à elle va notre coucou le plus chaleureux.

Les personnes arrêtées sont accusées d’avoir agressé en février dernier trois patrouilles de carabiniers qui étaient en train de contrôler les papiers de deux personnes près de l’Asilo. Les chefs d’inculpations sont violence à personnes dépositaires de l’autorité publique, séquestration de personne et dégradations.

La présence toujours plus massive et l’arrogance à chaque fois plus manifeste des forces de l’ordre dans ce quartier et d’autres est visible au yeux de tous : les rafles dans les villes sont toujours plus fréquentes comme le maxi-blitz à la station centrale à Milan il y a quelques jours. Lors de ces contrôles des gens réussissent à s’échapper, parce que clandestins ou illégaux, mais trouvent la mort, comme à Rome mercredi dernier où un homme sénégalais de 53 ans est mort en tentant d’échapper à un contrôle de flics, comme Andrea Soldi étouffé par les flics pour l’interner d’office en hp, comme Stefano Cucchi assassiné sous les coups des carabiniers en 2009.

Face à cela, il y a ceux qui préfèrent rester à regarder et ceux qui par contre en ont marre et décident de se mettre en travers.

Parce que tout cela ne peut pas se passer dans l’indifférence, nous ne resterons sûrement pas à regarder en silence. Nous avons besoin de résister et de nous opposer à l’arrogance des flics.

Les carabiniers et la police ont profité de ces incarcérations pour satisfaire une fois encore les patrons de la ville. En effet ils ont mené une perquisition violente à l’intérieur de l’Asilo Occupato, défonçant portes et fenêtres et séquestrant ordinateurs, téléphones et argent, ils ont aussi fait intervenir Italgas pour couper le gaz. Cette perquisition est motivée par le fait d’une enquête où l’on serait accusé d’être les auteurs de tags sur le nouveau monstre que la Lavazza est en train de construire à quelques pas de l’Asilo.
Le nouveau siège de la Lavazza est l’une des causes majeures de l’augmentation du coût des maisons et des loyers ; ces nouveaux investissements qu’ils nous refilent comme bons pour le quartier provoquent en réalité l’augmentation des prix de tous les services : les patrons ont leurs millions d’euros pour construire leurs palaces pendant que pour les pauvres les prix du bus, du loyer, de l’eau de l’élec et du gaz continuent d’augmenter.

Ils nous contraignent à penser que la transformation de ce quartier sera avantageuse pour tous mais en réalité elle le sera seulement pour qui a l’argent, pour tous les autres il y a seulement les maisons qui tombent en ruines, le travail sous-payé et les dettes qui s’accumulent.
La police et les carabiniers sont ici pour défendre les intérêts de ces patrons, de ces entrepreneurs, de ces propriétaires, de ces gens de palaces et de la mairie.

Basta Rafles !
Basta Expulsions !

Antonio, Cam, Antonio, Fran, Fabi, Giada Liberi !
Tutti Liberi ! Tutte libere !

Pour écrire aux enfermé-es et suivre les mises à jour et détails de l’affaire :
www.autistici.org/macerie


Manifestation de solidarité avec les kurdes

Posted: janvier 22nd, 2016 | Author: | Filed under: General, Textes qu'on aime bien | Tags: , , , , , | No Comments »

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Communiqué de soutien au peuple kurde en Turquie et appel à manifestation

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement turc a placé les villes de Sur, Silvan, Nusaybin, Cizre, Silopi et bien d’autres sous un « couvre-feu » mais il s’agit en fait d’un véritable état de siège.

L’armée turque emploie des armes lourdes qui ne sont normalement utilisées qu’en temps de guerre : tanks, mortiers, etc.

Les habitant.e.s de ces villes sont condamné.e.s à la faim mais aussi à la soif, l’armée turque n’hésitant pas à couper l’eau. Toute personne qui sort de chez elle, ne serait-ce que pour aller chercher du pain, est prise pour cible par les snipers des forces spéciales turques.

Ces exactions ne sortent pas de nulle part. En effet, depuis plusieurs mois, le régime du président turc Erdogan a fait procéder à l’arrestation de plusieurs journalistes ainsi qu’à la fermeture de journaux.

Les signataires d’une pétition en faveur de la paix dans le Kurdistan turc et contre les massacres commis par l’armée turque font également l’objet d’une enquête, plusieurs d’entre eux ont d’ores et déjà été arrêté pour « trahison » et « soutien à une organisation terroriste ».

Plusieurs manifestations pacifiques, notamment des kurdes réclamant la paix et l’arrêt de l’intervention militaire au Kurdistan, ont également fait l’objet d’une répression d’une violence inouïe : utilisation de canons à eaux et tirs à balles réelles pour disperser les manifestant.e.s.

Les élections législatives de novembre 2015 ont été entachées de nombreuses fraudes (achat de voix, pressions et menaces sur les observateurs et observatrices internationaux, bourrages d’urnes…) et se sont inscrites dans un climat de violences politiques, tout particulièrement contre le parti pro-kurde et de défense des droits humains le HDP dont les locaux dans plusieurs villes et localités ont été attaqué.

En outre, durant la période électorale, l’AKP et Erdogan n’ont pas hésité à faire planer le spectre de la guerre civile en cas de défaite de leur parti dans le but d’effrayer la population et s’assurer ainsi leurs suffrages.

La complaisance, pour ne pas dire la collaboration, entre l’État turc et l’organisation djihadiste Daech n’est plus à démontrer. La Turquie a laissé passer, via sa frontière avec la Syrie, des centaines de djihadistes européens. Les militants de Daech peuvent également se rendre en Turquie pour y être soignés, sans être inquiétés le moins du monde par les forces de sécurité turques. De plus, le pétrole produit sur les territoires contrôlés par Daech passe sans encombre la frontière turque où il est acheté.

Au vu de ces éléments, il paraît aberrant et irresponsable de la part de l’Union européenne et de la France d’avoir accordé à la Turquie une enveloppe de 3 milliards d’euros au motif de l’aider pour l’accueil des réfugiés syriens sur son territoire. Il paraît assez évident que cet argent ne servira nullement aux réfugiés mais bien à l’État turc pour continuer à financer sa guerre contre le peuple kurde, rendant ainsi l’Europe co-responsable de la situation de guerre civile qui règne au Kurdistan turc.

Au nom de la lutte contre le « terrorisme » du PKK, c’est bien à une guerre contre tout le peuple kurde à laquelle nous assistons. Face aux déclarations d’autonomie venant du Kurdistan, qu’il soit syrien ou turc, la seule réponse d’Erdogan face à un problème politique est la mise en place d’une véritable terreur d’État visant à exterminer toute expression politique du peuple kurde.

Face aux graves dérives autoritaires de la Turquie et à sa guerre contre le peuple kurde, nous appelons la population à se mobiliser pour soutenir les kurdes qui se battent contre l’ennemi de l’Humanité qu’est Daech. Par le présent communiqué, nous apportons tout notre soutien au peuple kurde, en Turquie comme en Syrie, qui lutte courageusement pour ses droits et ses libertés en combattant Daech.

Nous dénonçons le silence de la poignée de pays qu’on nomme « la communauté internationale » et tout particulièrement la complicité du gouvernement français avec la Turquie d’Erdogan qui réprime les forces kurdes en lutte contre Daech.

Nous exigeons :

• L’arrêt immédiat de l’intervention militaire turque au Kurdistan, le retrait de ses troupes et la mise en place d’une politique pacifique permettant l’autodétermination du peuple kurde.

• La condamnation de l’État turc et de son président Erdogan en raison de son soutien à Daech et de sa politique de guerre anti-kurde.

• Le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne et de la France. Le véritable terrorisme est du côté de ceux qui veulent anéantir l’expression politique des kurdes, pas des kurdes qui se battent pour leur liberté.

• L’arrêt des interventions impérialistes internationales dans la région, qui ont favorisé Daech et le renforcement des dictatures contre les peuples qui luttent pour leurs droits et libertés.

• La reprise du dialogue en Turquie. Ce dialogue passe par la fin de l’isolement arbitraire que subit Abdullah Ocalan, coupé de tout contact extérieur depuis des mois.

Nous appelons à manifester samedi 23 janvier 2016 à 15h, place de la Bourse à Bordeaux.


Soutien au peuple Kurde en lutte à Kobané

Posted: novembre 25th, 2014 | Author: | Filed under: General, Textes qu'on aime bien | Tags: , , , | No Comments »

Manifestation samedi 29 novembre à 15 h, place Pey Berland, Bordeaux !

Nous relayons ici plusieurs textes expliquant la résistance menée par le peuple du Rojava contre l’Etat Islamique, pour défendre une région en pleine expérimentation sociale et politique :

Fascistes de l’EI, bas les pattes du Rojava ! Solidarité avec le processus révolutionnaire kurde !

Depuis plus de deux ans, le Rojava (Kurdistan syrien), est engagé dans un processus révolutionnaire spécifique. Resté longtemps à l’écart de celui proposé en Syrie car considéré comme trop marqué par l’idéologie panarabe et nationaliste, puis confronté à une contre-révolution interne fasciste et religieux takfiri, le Rojava développe ses propres institutions sociales, chasse les troupes du régime de Bachar, et affronte les forces politico-religieuses ou nationalistes arabes qui tentent de liquider cette dynamique autonomiste.

Se développe alors à une échelle populaire de masse une dynamique d’auto-organisation sociale, économique et politique, fondée sur un projet de « confédéralisme démocratique » incluant la lutte pour l’égalité homme-femme, l’inclusion des minorités religieuses, nationales et sexuelles dans les institutions locales.
Ce projet de confédéralisme démocratique est porté par le la KCK (confédération kurde), alliant mouvement populaire (TEVDEM) et le partis politique PYD, proche du PKK.
Le PKK, initialement influencé par une idéologie marxiste-léniniste posant la question kurde en terme de lutte de libération nationale pour la constitution d’un Etat nation, a évolué sous l’influence de son fondateur, Abdullah Öcalan, vers des positions critiquant la logique nationaliste, la doctrine marxiste-léniniste et son caractère centralisateur.

Influencé par les idées du communiste libertaire américain Murray Bookchin, théoricien du municipalisme libertaire et de l’écologie sociale, il critique la stratégie nationaliste (construction d’un Etat nation) pour lui substituer une stratégie de développement d’institutions locales autonomes, assurant le développement de la culture kurde sans pour autant construire un cadre centralisateur et homogénisateur.
Cette évolution, si elle ne s’est pas faite sans heurts, et reste toujours en butte à certains héritages autoritaires, est d’une grande importance pour la région : elle marque la perspective d’une rupture avec un nationalisme négateur de la diversité culturelle et sociale de la région, avec une idéologie patriarcale et conservatrice religieuse, avec une vision laique et socialiste de la question kurde.
Parallèlement, cette stratégie s’appuie sur le développement d’un mouvement d’autodéfense populaire armé, avec la création de milice (YPG et YPJ) garantissant une large place aux femmes, qui permet l’autodéfense des kurdes, et particulièrement des femmes kurdes, face aux différents régimes et aux fascistes religieux.

Nos camarades anarchistes syrienNEs turcQUEs, kurdes et iranienNEs ne s’y sont pas trompés : ils et elles ont déclaré leur soutien sans réserve à ce mouvement populaire d’autodéfense, qui ouvre une autre voie pour le Moyen-Orient. Quelles que soient les critiques qu’elles et ils  font sur la forme partidaire, sur ce qu’ils et elles estiment être une critique insuffisante de l’institution étatique, elles et ils reconnaissent dans la processus révolutionnaire au Rojava un acquis précieux à préserver, à étendre et à défendre par tous les moyens face aux fascistes religieux, aux manœuvres de l’Etat turc et des impérialismes occidentaux, mais aussi au régime de Bachar El Assad. Cela au nom de l’unité antifasciste et de la solidarité révolutionnaire.
Quant à nous, et pour les mêmes raisons  il nous semble que le mouvement d’auto-organisation populaire kurde mérite tout notre soutien face aux fascistes religieux. Cela passe par la dénonciation de l’hypocrisie des États occidentaux qui continuent de classer le PKK comme « organisation terroriste » tout en tolérant le soutien de l’État turc aux fascistes religieux. Qui instrumentalisent la situation pour alimenter dans leurs frontières une politique raciste, et pour défendre au Moyen-Orient leurs intérêts géostratégiques, en sacrifiant au besoin les populations kurdes.
Des Etats qui voient dans la création d’une « zone tampon » une solution alors qu’il ne s’agit que d’une occupation qui mènerait à son terme la liquidation de l’autonomie populaire au Rojava.
Pour nous cette solidarité se traduit  par notre soutien  aux travailleuses et travailleurs kurdes en lutte  quand ils et elles réclament:

  •  Des armes pour les révolutionnaires kurdes, préservant ainsi leur autonomie politique et leur permettant d’assurer leur autodéfense face aux fascistes et au régime
  •  La fin du classement du PKK comme organisation terroriste par l’UE et l’arrêt de la persécution des militantEs kurdes et des actions de solidarité avec le Kurdistan
  •  L’ouverture d’un corridor pour les combattants kurdes afin qu’ils puissent envoyer des renforts à Kobané
  •  La rupture de toute coopération policière et militaire de l’État français avec l’État turc

Le 21 octobre 2014
Relations Internationales de la Coordination des Groupes Anarchistes

 

Solidarité féministe avec Kôbané

Femmes en lutte 93 solidaires avec la lutte du peuple kurde !

Manifestation samedi 1er novembre, 14h Bastille !  

 

Samedi 1er novembre a lieu la journée mondiale de solidarité avec Kôbané et le peuple kurde de Syrie en lutte contre les forces de Daesh et les impérialistes depuis des mois.

Les femmes kurdes ont toujours été fortement engagées dans les combats pour la libération nationale et sociale de leur peuple. Nous avons toujours salué leurs engagements et déterminations à lier lutte contre le patriarcat et lutte pour le justice pour leur peuple.

Nous dénonçons le gouvernement Hollande qui intervient en Syrie au sein de la coalition impérialiste. Daesh assassin mais Hollande complice : le Proche et Moyen Orient est depuis des décennies le terrain de jeux des impérialistes et interventions après interventions, il n’y ont apporté que guerres et misères pour les femmes et les peuples. Nous rappelons que l’impérialisme français a aussi des responsabilités dans l’assassinat des trois femmes kurdes en janvier 2013.

 

 

Nous avons toujours été engagé dans le soutien aux luttes des femmes turques et kurdes.

Une copine Turque est intervenu à notre meeting Femmes en lutte dans le monde pour parler de la situation des femmes dans les usines textile et la lutte des femmes kurdes ( vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=yEwhU56Kim8. ) 

 Nous avons participé aux mobilisations pour l’avortement en Turquie, nous avons participé aux grandes manifestations suite à l’assassinat en plein coeur de Paris des 3 militantes kurdes,

Nous avons participé à de nombreuses réunions avec les femmes du SKB.  Il y a 2 ans nous avons participé à leur congrès ( compte rendu ici). Le weekend du 1 er et 2 novembre 2014 se tient de nouveau leur congrès et nous avons été invité. Nous y participerons en partie pour échanger sur la situation des femmes en Europe, les femmes de Rojava et comment créer des solidarités. Nous vous donnons rendez-vous si vous voulez y participer à 18h au centre culturel kurde Ahmet Kaya, 16 rue d’Enghien, 75010 Paris.

De Palestine au Kurdistan, femmes en lutte

contre l’impérialisme et les réactionnaires ! 

 Les femmes sont en premières lignes de ces combats ! Elles sont investies à tous les niveaux de la résistance et nous les saluons.

Nous refusons toute intervention impérialiste en prenant prétexte de la libération des femmes ou des LGBT. Non au pinkwashing ! L’impérialisme ne libère pas les femmes ! Nous nous libérons nous-même ! 

Nous relayons l’appel de féministes de région parisienne qui ont lancé une campagne de soutien aux femmes de Rojava. Nous avons signé cet appel et nous participerons au cortège féministe avec elles samedi 1er novembre lors de la journée mondiale à Kôbané.

 

Toutes à la manifestation de samedi 1er novembre, 14h Bastille ! 

 Rdv sur les marches de l’opéra Bastille à 14h ! 

 

Appel féministe en solidarité avec Kobanê

Kobanê et le peuple de Rojava :

les féministes saluent votre détermination et votre résistance armée 

La population de Kobanê est engagée dans un combat contre les attaques des groupes armés de Daesh, dont l’objectif est de faire disparaître l’espoir de l’auto-détermination des peuples de Rojava et un projet social émancipateur et féministe.

Les femmes et les combattantes de Kôbane nous montrent le chemin !

Les femmes de Kobanê s’engagent dans ce combat avec dignité et courage. Si les femmes subissent de graves attaques (viols et enlèvements), elles ne sont pas uniquement des victimes. Elles représentent environ 30 à 40 % des unités de défense multi-ethniques (Kurdes, Arabes, Assyriennes, Chaldéennes, Turkmènes, Arméniennes) et multiconfessionnelles (Musulmanes, Yezidis, Chrétiennes, Juives) qui mènent la résistance contre les attaques de Daesh à Kobanê. Ce sont des combattantes qui défendent les droits de leurs peuples et leurs droits de femmes. Elles n’ont pas attendue la Coalition internationale pour s’organiser.

Nous féministes, sommes fières du combat qu’elles mènent. L’organisation politique de Rojava qu’elles défendent est un combat féministe : présence des femmes à tous les échelons politiques, en tant que co-maire dans toutes les municipalités et comme combattantes dans les unités de défenses du peuple (YPG) ; création de maison des femmes, d’assemblées populaires et d’académies pour les femmes ; création des unités non-mixtes de défense des femmes (YPJ) pour s’organiser contre les violences masculines, et aujourd’hui pour défendre la population contre les attaques de Daesh.

Droit à l’autodétermination du peuple Kurde et des peuples de Rojava ! Non aux projets impérialistes d’occupation !

Dans la région, le peuple Kurde doit faire face à la Turquie, qui a toujours réprimé toutes tentatives d’auto-détermination. La montée en puissance de Daesh a été rendue possible par le régime dictatorial et répressif de Bachar Al Assad, puis par les politiques des Etats-Unis, de l’Europe, des Monarchies du Golf et de la Turquie, qui ont contribué à les armer. « . Ces puissances n’ont aucun intérêt à laisser le peuple de Rojava gagner cette bataille, comme le montre la répression du gouvernement Turque qui arrête, enferme et assassine les militant-e-s qui manifestent leur soutien à Kobanê.

 Nous dénonçons le soutien du gouvernement Hollande au projet de la zone tampon défendue par la Turquie. La zone tampon est récusée par les combattant-e-s de Rojava car c’est une nouvelle tentative d’occupation de l’Ouest Kurdistan. Nous soutenons les combattant-e-s de Rojava dans leur refus d’une intervention des armées impérialistes par voix terrestre, qui, quels que soient leurs noms (« lutte contre la barbarie » ; « mission civilisatrice » ; « défense des femmes ») ne propagent que la guerre et la misère pour les peuples et les femmes, comme en Irak, en Afghanistan, en Palestine, en Centrafrique …

En tant que féministes, nous soutenons la demande des combattan-e-s de Rojava :

des armes sans condition !

 

Non à la complicité du gouvernement français !

Nous dénonçons la complicité de l’Etat français dans l’agression du peuple kurde. Non seulement le gouvernement français ne soutient pas la résistance du peuple de Rojava ; mais de plus, il a laissé faire l’assassinat de trois militantes Kurdes en plein Paris, en janvier 2013, au su et au vu des services de renseignements français, et, encore aujourd’hui il refuse d’ouvrir les dossiers concernant cette affaire.

Vive la lutte des femmes ! Vive la solidarité féministe internationaliste !

Nous aussi, nous sommes en lutte contre le capitalisme, contre le racisme, contre l’impérialisme et contre le patriarcat. Nous sommes mobilisées pour les droits des femmes, contre les violences masculines et contre le viol, contre les lois islamophobes, contre les politiques discriminatoires, contre les guerres impérialistes, contre le néo-colonialisme et le sionisme, pour l’auto-détermination des peuples comme pour la Palestine. Les combattantes des YPJ et des YPG défendent une société porteuse d’un projet social et féministe qui remet en cause le patriarcat et l’Etat-Nation, qui défend l’auto-détermination des peuples et l’émancipation des femmes. Aujourd’hui, mobilisons-nous et agissons pour exprimer notre solidarité avec elles ! Les actions et les manifestations de solidarité des féministes du monde entier sont essentielles pour renforcer nos combats communs. La victoire ou la défaite des combattantes à Rojava sera une victoire ou une défaite pour nous, ici, car nos luttes sont liées. En tant que féministes, mobilisons-nous ! Nous refusons toute instrumentalisation de notre solidarité féministe à des fins racistes et islamophobes.

Solidarité féministe avec la résistance des femmes à Kôbane !

Appel à l’initiative de  « Féministes en solidarité avec Kôbanê » : solidaritefemmeskobane@gmail.com


APPEL À LA SOLIDARITÉ: DES PEINES DE 4 A 9 ANNÉES DE PRISON POUR UN ENTARTRAGE A LA CRÈME CONTRE LE TGV??

Posted: février 15th, 2013 | Author: | Filed under: Textes qu'on aime bien | Tags: , , , , | No Comments »

Tatenotav

Le dossier que vous trouverez ci-dessous, a pour but de lancer une campagne informative de
solidarité aussi bien en Euskal Herria (Pays Basque) et au niveau
international avec les quatre membres du mouvement de désobéissance au TGV
Mugitu! Accusés devant l’Audience Nationale de Madrid (tribunal
d’exception) suite à l’entartage de la présidente navarraise Yolanda
Barcina le 27 octobre 2011 à Toulouse. Nous faisons ainsi un appel à la
solidarité face à ce nouveau cas de criminalisation de la lutte contre le
TGV et de la désobéissance comme forme de lutte sociale, en dénonçant
notamment par rapport à ce procès:

1. Ce qui n’est qu’une action comique de protestation et n’entraîne
presque aucune conséquence légale dans la plupart des pays occidentaux, est
au contraire dans l’État espagnol l’objet d’une criminalisation et d’une
poursuite pénale écrasante, avec des demandes du procureur allant de 4 à 9
années de prison.

2. La vengeance politique du Gouvernement de Navarre qui recherche une
punition exemplaire et vindicative à l’Audience Nationale de Madrid,
tribunal d’exception hérité du franquisme devenu actuellement l’organe de
répression le plus féroce de la dissidence dans l’État espagnol.

3. La collaboration judiciaire-policière des autorités françaises en
laissant paralysées les diligences qui avaient été ouvertes au début à
Toulouse, où cette action d’entartage anti-TGV n’aurait été l’objet que
d’un Jugement de Contravention; cette démarche a permis l’inculpation et la
brutale poursuite pénale de ces quatre personnes à l’Audience Nationale
espagnole.

Nous remercions votre attention et nous vous demandons de diffuser ce
dossier.

Français
Anglais
Espagnol
Langue Basque


Débat autour des émeutes de Villiers-le-Bel de 2007

Posted: janvier 6th, 2013 | Author: | Filed under: General, Textes qu'on aime bien | No Comments »

Débat avec le collectif Angles morts autour du livre sur les « Vengeance d’Etat, Villiers-le-Bel : des révoltes aux procès », émeutes de Villiers-le-Bel en 2007 + Concert,  à l’Athénée Libertaire le 26 Janvier à partir de 16h00 pour le débat.

Extraits de l’introduction de l’ouvrage :

« Le 25 novembre 2007, à Villiers-le-Bel, deux adolescents, Lakhamy Samoura et Moushin Sehhouli, meurent. Leur moto a été violemment percutée par une voiture de police. Refusant la version officielle d’un « accident », les habitants descendent dans la rue. Les premiers affrontements éclatent lorsque la nuit tombe. La révolte du quartier dure plusieurs nuits, pendant lesquelles la police est tenue en échec. La vengeance de l’État s’exercera quant à elle pendant de longues années.

En février 2008, les forces de l’ordre organisent une grande descente à Villiers-le-Bel, procédant à de très nombreuses arrestations. S’ensuit alors une succession d’affaires judiciaires, dont un procès en juillet 2009 pour « jets de pierre ». Mais le gouvernement veut frapper plus fort. Il lui faut encore réaffirmer son autorité, quitte à punir des boucs émissaires au cours d’un procès exemplaire. Il a besoin de rappeler à l’ensemble de la population, mais plus particulièrement aux habitants des quartiers populaires, que la moindre velléité de révolte sera étouffée par tous les moyens qu’il a à sa disposition.

Le 21 juin 2010 s’ouvre le procès en cour d’assises des tireurs présumés de Villiers-le-Bel. Cinq inculpés se retrouvent dans les engrenages de la machine à broyer judiciaire. Alors qu’aucune preuve matérielle n’étaye l’accusation, Abderrahmane Kamara, Adama Kamara, Maka Kanté, Samuel Lambalamba et Ibrahima Sow risquent la perpétuité pour « tentatives d’homicides volontaires au préjudice de fonctionnaires de police dans l’exercice de leur fonction et ce, en bande organisée ». Pour combler l’absence de preuves, la Justice et la police ont lancé un appel à la délation avec promesse de rémunération. Les témoignages anonymes ainsi récoltés constitueront un des seuls éléments à charge dans un procès qui s’annonce comme une farce tragique. »

Lire la suite :
http://www.acontresens.com/contrepoints/societe/47.html


Prochain débat à la librairie

Posted: novembre 28th, 2012 | Author: | Filed under: Textes qu'on aime bien | No Comments »


Liberté pour notre frère Peppe Sghigno

Posted: novembre 28th, 2012 | Author: | Filed under: Affiches, General, Textes qu'on aime bien | No Comments »

Au bord du précipice

Le chômage augmente, les prix augmentent, les salaires diminuent, de nouveaux et anciens impôts pillent les poches de ceux qui ont moins alors que les privilèges des puissants deviennent encore plus odieux, les espaces de liberté diminuent et de lâches abus sont perpétrés au nom de la sécurité. Les prisons et les rues se remplissent d’une armée de nouveaux pauvres, tandis que l’argent et le pouvoir se concentrent entre politiciens, banquiers et multinationales toujours plus arrogantes qui ravagent des populations entières avec des guerres et des désastres écologiques, juste pour faire tourner l’économie et s’enrichir.

“Bandits et rebelles, nous vous casserons les reins”

La peur d’une contestation indomptable et sauvage comme celle en Grèce effraye les classes dirigeantes qui commencent à déclencher des attaques préventives, dans l’espoir d’endiguer le fleuve en pleine crise sociale. La si chère démocratie permet la dissidence en son sein, le même cadre avec lequel elle enferme ceux qui passent les frontières, opprime les classes les plus défavorisées, tue ceux qui ne peuvent se défendre, empoisonne ceux qui travaillent dans ses usines, affame et exploite ceux qui travaillent pour elle. Le terrain de la démocratie et du capital est un enclos où les gens ne sont que du bétail, bœufs dociles emmenés à l’abattoir. Gare à celui qui se plaint pendant qu’il est marqué au fer rouge, gare à celui qui rue pendant qu’on lui arrache ses dents, gare à celui qui tente de franchir la clôture. Sous le fascisme, l’État a inventé un crime spécial (l’article 270bis, toujours en application) : il suffit de seulement penser à se coaliser contre lui pour récolter prison et vexations. D’un bout à l’autre de l’Italie, 4 opérations différentes se sont succédées en 3 mois, conduisant à l’incarcération d’une dizaine d’anarchistes, enquêtant sur une centaine d’autres et perquisitionnant une centaine de domiciles. Sans oublier les lourdes peines prononcées en véritables représailles contre les manifestants du G8 de 2001 ou les incarcérations préventives d’opposants au TAV.

“Nous luttons, vous votez”

Nos compagnons, amis et proches, ne sont pas surpris par le traitement qui leur est infligé, ils savent qu’ils sont punis uniquement pour avoir eu le courage de sortir de l’enclos. Pendant que des troupeau apeurés beuglent leur désaccord entre une pétition, une élection et un sit-in, quelques individus à eux seuls informent, démasquent et attaquent les structures criminelles du système. Les banques criminelles brûlent, les agences de recouvrement des impôts affameuses sautent en l’air, les industriels éco-assassins s’effrayent. Pendant que des troupeaux demandent une loi, un travail, une laisse à leur boucher, des communautés alternatives basées sur l’autogestion, l’entraide, le refus de la délégation naissent dans les vallées rebelles de la domination des puissants. Des poignées d’individus, qui très souvent ne se connaissent même pas, agissent selon leur habileté et possibilité, qui en écrivant un message sur un mur, sur internet ou sur un tract, qui en ralentissant et sabotant les structures qui font de la vie un enfer.

“Nous ne demandons pas de futur, nous nous emparons du présent”

Nous ne sommes pas naïfs et nous savons qu’un fossé énorme, fait de souffrance et de ruines fumantes, sépare ce système d’exploitation et de haine d’une société sans esclaves ni maîtres, sans dieux ni religions, sans États ni nations. Mais en prendre acte ne suffit pourtant pas. Pour ne pas en être des complices plus ou moins conscients, on doit agir pour reprendre le contrôle sur nos vies, et que ceux qui se sentent en sécurité maintenant ne se leurrent pas : le sol est glissant au bord du précipice, et il n’y a nulle part où trouver refuge. Prendre position maintenant, individuellement, sans attendre délégations, partis, syndicats, médias, avant-gardes et masse, toutes ces vieilleries désormais ridicules du siècle passé, peut faire la différence, parce que c’est seulement dans la lutte pour la liberté que la vie devient digne. Le présent est un laboratoire où expérimenter ce qui adviendra ; sans présent, tout appel au futur est un cri vide qui se perd, muet, dans l’espace sourd.

Liberté pour notre frère Peppe Sghigno. Liberté pour tous les compagnons en prison !
Solidarité avec Gimmy et tous les compagnons en cavale poursuivis par les États !!
Solidarité avec tout ceux qui dans le monde combattent par l’action directe l’oppression de l’État et du capital !!
Arrêtons l’acharnement thérapeutique auquel est soumis cette société mourante, mettons un terme à ses souffrances, foutons par terre le système !!